Cool Anglia

Après une semaine passée dans l’est de l’Angleterre, dans le Suffolk et à Cambridge pour être précis, j’en reviens avec des photos bien sûr et surtout des images.

Celles d’une Angleterre à mille lieues de nos représentations habituelles de la City, du libéralisme sauvage,  de la difficulté de la vie quotidienne, de la précarité des plus faibles, etc. Sans doute que cette Angleterre existe, sans doute même qu’elle existe ici dans ces terres paisibles de l’East Anglia où tout semble ancré dans une permanence britannique que rien ne pourrait bouleverser. Mais c’est bien l’imagerie traditionnelle de la vieille Angleterre qui domine, comme une plongée dans un vieil Agatha Christie, un épisode suranné d’une série télévisée…

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România forever…

J’ai fait trois voyages en Roumanie à l’époque communiste.

Il m’en reste une poignée de photos, on en prenait peu à l’époque (d’avant le numérique) et certaines bobines ont été perdues. Voir diaporama.

Le premier en juillet 1978 (j’avais 13 ans) avec le Centre Aéré de ma ville (article Nouvelle République). On a passé un mois dans le village de vacances pour pionniers de Navodari, au nord de Constanta, avec des centaines d’enfants de tous les pays communistes de la planète (le groupe français partageait sa chambre avec les russes… pas triste !) dans le cadre d’un « Festival international des enfants du monde pour la paix » (Festivalul international copii lumii doresc pacea).

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Bouffée d’Air… version Pomme

Cette fois c’est fait… j’ai switché (pour reprendre la terminologie Apple). J’ai abandonné mon Sony Vaio poussif pour un MacBook Air. Le Vaio avait des excuses, ce n’était pas vraiment un notebook mais plutôt un netbook amélioré (processeur AMD bicoeurs, disque SSD en remplacement du disque dur d’origine). Une bonne petite machine mais vraiment limitée pour mes usages aujourd’hui. Les deux ordinateurs ont en commun la même taille d’écran : 11 pouces. Pour moi, un portable doit être vraiment portable, léger, résistant. Pour la maison je ne suis pas prêt à renoncer à ma (très grosse) tour et mes écrans (27 et 19 pouces côte à côte pour une vision quasi panoramique). Dessus un système Linux, évidemment.

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Pourquoi un Mac ?

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Mauvais français (et satisfait de l’être)

Aujourd’hui je suis devenu un mauvais français. Pire, un profiteur de l’ultralibéralisme, un soutien de l’exploitation des masses ouvrières. Asiatique de surcroit. (Non, je n’ai pas acheté le nouvel iPhone). J’ai volé le travail des français. Je suis un monstre.

C’est Arnaud Montebourg qui l’a dit : « Je dis aux Français qui achètent des Hyundai et des Kia qu’ils participent quand même d’une certaine manière à une forme de dureté sociale (…). La responsabilité du consommateur est de pousser, quand il va à la porte de son concessionnaire, et de regarder ce qu’il y a derrière les vitres de la voiture ».

Oui, je l’avoue, j’ai acheté une Kia. C’est moche, lorsque l’on vote socialiste depuis sa majorité (la mienne), d’être mis au pilori par l’un d’eux, presque l’un des siens si l’on y pense (proximité médiatique).

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La famille SMC s’agrandit

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Le FA 35 f/2, le F 50 f/1.7 et le DA 18-135 sur le K-5

La plus grande difficulté, et donc le plus grand plaisir, lorsqu’on plonge dans le grand bain de la photo sérieuse (au minimum le réflex) est le choix du bon objectif. Sans entrer dans les discussions sans fin qui enrichissent les forums spécialisés, et bien avant ça les rencontres entre photographes passionnés : chaque objectif à ses particularités, sa personnalité (ou son absence), son rendu qui lui est propre.

Les objectifs vendus avec les boitiers sous forme de pack, sont souvent assez médiocres mais visent l’universalité à un tarif raisonnable. Le zoom DA 18-135 que j’ai obtenu de cette manière avec le K-5 ne fait pas exception, sans être indigne de la marque il ne brille pas par sa luminosité (ouverture maximale de f/3.5 à f/5.6 selon la focale) ni par son piqué. Il fait le travail, point barre.

De mon vieux réflex argentique il me restait un excellent 50mm f/1.7 de la gamme SMC-F c’est à dire datant des années 90. Son inconvénient principal tient à la focale de 50mm qui était idéale sur un 24×36 (distance similaire à la vue humaine) mais qui rapproche beaucoup sur un boitier numérique équipé d’un capteur APS-C (équivalent à un 75mm argentique). Si cela convient bien pour du portrait ou des spectacles, ce n’est pas pratique pour des vues en intérieur ou des paysages urbains où le recul est limité.

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Lotissements et bibliothèques : le modèle Internet

L’intégration de bibliothèques dans les zones de lotissements pavillonnaires pose de nombreuses questions : un urbanisme est-il encore possible sur ces territoires, comment intégrer des services publics et collectifs dans des zones d’ultra individualité (une famille, un terrain, une maison, une ou deux voitures), l’intégration de ces services passe-t-il par une intégration de services (poste et bibliothèque et halte-garderie et services sociaux et maison de quartier et …) ?

Le maillage des zones pavillonnaires est de la responsabilité des communes, et sans doute avec plus de pertinence encore des communautés de communes. Après avoir encouragé le développement de ces zones pour attirer de nouveaux habitants, il est nécessaire de leur fournir des services de qualité pour les sortir de leur isolement. Il en va de leur avenir, si l’on veut éviter le même phénomène de paupérisation et de déliquescence qui a frappé les grands ensembles. Les lotissements ne sont pas à l’abri de la spirale infernale : vieillissement de la population, renouvellement par des catégories sociales plus fragiles, coût exorbitant de l’entretien des infrastructures (voirie, réseaux, …), isolement géographique aggravé par les conditions économiques ou sociales et absence d’espace de socialisation pour les enfants, adolescents, jeunes en recherche d’emploi…

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Ecrire sur un blog ou décrire en Unimarc ?

De manière générale, il demeure plus facile de stimuler les intérêts d’un bibliothécaire sur des sujets comme : la bonne interprétation de tel sous-champs unimarc, la pertinence de placer les données locales en notice bibliographique ou en notice d’exemplaire, le choix d’une vedette signifiante et pourtant bien construite selon les spécification Rameau, etc… que sur des pratiques délicieusement marginales : écrire des commentaires sur un blog (même professionnel), rédiger un coup de cœur pour un roman, etc… ou partager une expérience sur un réseau social ou un forum (même professionnel).

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Pulp aux champs

En formation, ce matin, l’intervenant Gilles Moreau évoque les PULP (Petites Unités de Lecture Publique). Cela me fait immédiatement penser à mes propres réflexions d’octobre 2009 sur la question de minis bibliothèques urbaines, économiques, connectées, en réseau, lieux de rencontres et de « lien social » au plus près des trajets et des carrefours actuels de la population (centres commerciaux, gares, etc.)

Transposées dans la réalité des BDP, particulièrement de départements très ruraux, ces PULP seraient un outil possible pour réintroduire la bibliothèque, ou plutôt la nouvelle « entité socioculturelle qui n’a pas encore de nom », auprès des populations rurales de culture urbaine qui peuplent les lotissements. Quoique l’on pense de cette urbanisation, il y a là un vivier de publics possibles pour une offre culturelle de proximité. A condition que cette offre leur ressemble, et c’est peu dire qu’ils ne se reconnaissent pas dans les points-lectures ou petites bibliothèques rurales tenus par des bénévoles, pourtant souvent motivés et méritants, mais définitivement rattachés à une histoire locale que ces ex-urbains ignorent ou refusent de connaitre.

Si la « bibliothèque » n’est plus un des lieux où se créé le fameux lien social (relations-transmissions-créations), mais au contraire apparait comme un bastion d’une époque révolue, on peut se poser la question de sa légitimité et donc du risque de sa disparition. À l’inverse, en misant sur les besoins actuels d’une population nouvelle (rapidité de la disponibilité des documents ou des informations, possibilité de réaliser des recherches personnelles ou d’emploi, conseils, animations, valorisation de la créativité, accueil des petits, stationnement facile, etc…) ces lieux pourraient  créer les conditions d’une transmission de la mémoire locale par la rencontre des générations et des origines (locale ou exogène). Mais aussi être les espaces d’une refondation d’une certaine forme de citoyenneté locale dans un lieu qui n’est pas nécessairement le coeur de village.

Ce qui pose la question de la forme physique que pourraient prendre ces néo-pulp…

(à suivre)

Labo photo

L’intérêt d’avoir un appareil photo capable d’enregistrer en format RAW (brut de capteur, sans traitement interne comme pour le jpeg) est de pouvoir développer ses photos comme à l’époque des labos mystérieux sous les combles… Évidemment l’ordinateur remplace le labo et les logiciels de traitement RAW les agrandisseurs, les filtres et la chimie…

Et l’on s’aperçoit que l’on peut passer des heures sur une photo. Que l’appareil peut en prendre sept à la seconde. Un extrait d’éternité. Le petit goût de l’infini.

Quelques exemples sur cette vue banalissime des berges de la Seine depuis le pont des Arts.

Image originale

 

Quelques développements

 

L’ensemble des photos parisiennes (jouer le touriste à Paris) sur mon album Picasaweb