La famille SMC s’agrandit

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Le FA 35 f/2, le F 50 f/1.7 et le DA 18-135 sur le K-5

La plus grande difficulté, et donc le plus grand plaisir, lorsqu’on plonge dans le grand bain de la photo sérieuse (au minimum le réflex) est le choix du bon objectif. Sans entrer dans les discussions sans fin qui enrichissent les forums spécialisés, et bien avant ça les rencontres entre photographes passionnés : chaque objectif à ses particularités, sa personnalité (ou son absence), son rendu qui lui est propre.

Les objectifs vendus avec les boitiers sous forme de pack, sont souvent assez médiocres mais visent l’universalité à un tarif raisonnable. Le zoom DA 18-135 que j’ai obtenu de cette manière avec le K-5 ne fait pas exception, sans être indigne de la marque il ne brille pas par sa luminosité (ouverture maximale de f/3.5 à f/5.6 selon la focale) ni par son piqué. Il fait le travail, point barre.

De mon vieux réflex argentique il me restait un excellent 50mm f/1.7 de la gamme SMC-F c’est à dire datant des années 90. Son inconvénient principal tient à la focale de 50mm qui était idéale sur un 24×36 (distance similaire à la vue humaine) mais qui rapproche beaucoup sur un boitier numérique équipé d’un capteur APS-C (équivalent à un 75mm argentique). Si cela convient bien pour du portrait ou des spectacles, ce n’est pas pratique pour des vues en intérieur ou des paysages urbains où le recul est limité.

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Labo photo

L’intérêt d’avoir un appareil photo capable d’enregistrer en format RAW (brut de capteur, sans traitement interne comme pour le jpeg) est de pouvoir développer ses photos comme à l’époque des labos mystérieux sous les combles… Évidemment l’ordinateur remplace le labo et les logiciels de traitement RAW les agrandisseurs, les filtres et la chimie…

Et l’on s’aperçoit que l’on peut passer des heures sur une photo. Que l’appareil peut en prendre sept à la seconde. Un extrait d’éternité. Le petit goût de l’infini.

Quelques exemples sur cette vue banalissime des berges de la Seine depuis le pont des Arts.

Image originale

 

Quelques développements

 

L’ensemble des photos parisiennes (jouer le touriste à Paris) sur mon album Picasaweb

K-5

Le K-5 n’est pas le nom d’un haut sommet himalayen. Juste celui d’un boitier reflex de marque Pentax. Qui, comme tout reflex, est noir, massif, lourd et couvert de boutons et autres molettes. C’est justement ce qui est intéressant.

Du temps de la photographie argentique, j’avais un reflex Pentax, un modèle de grande diffusion, extrêmement robuste. Il fonctionne toujours, dix ans après que je sois passé au numérique, un appui sur le bouton marche et les diodes s’allument dans le viseur… Il m’en est resté un excellent objectif 50mm très lumineux.

Avec le numérique vint le temps des compacts. D’abord basique, puis plus évolués et enfin d’un bridge Lumix parfait avec son zoom équivalent 28-500mm. Presque parfait et tout tient dans le presque, celui-là même qui fait s’alimenter la frustration, la démangeaison du mieux, de l’impossible image où le matériel trace la frontière. Bref, il me fallait retourner au reflex avec tous ces inconvénients et son potentiel quasi inépuisable : changer d’optiques, capter la lumière au-delà de la vue humaine, modeler la profondeur de champ, distordre la perception, retoucher à l’infini sur l’ordinateur labo actuel.

Pentax est un nain à côté des Nikon et Canon. Mais la marque poursuit son activité grâce au soutien sans faille de générations de passionnés qui apprécient son originalité et sa moindre soumission aux dictats du marketing. Pour moi, revenir au reflex c’était retrouver Pentax et pouvoir réutiliser mon vieil objectif de 20 ans d’âge. Il n’y avait pas d’alternative envisageable.

C’est alors que le K-5 est apparu. Le grand retour de la marque dans le très haut du panier. Un boitier semi-professionnel à un tarif encore accessible. La réflexion fut assez courte…

Avec le (gros) chèque, je signais mon retour dans la photographie. Loin du presse-bouton. Quand il faut penser son image avant tout, faire les bons choix d’exposition, de focus… Composer son cadre, imaginer son sens, saisir le fugace, capter le presque rien, le presque tout. Retravailler sur l’écran, inventer de nouveaux sens.

Pour l’instant je fais mes gammes…

Images test Pentax K-5