România forever…

J’ai fait trois voyages en Roumanie à l’époque communiste.

Il m’en reste une poignée de photos, on en prenait peu à l’époque (d’avant le numérique) et certaines bobines ont été perdues. Voir diaporama.

Le premier en juillet 1978 (j’avais 13 ans) avec le Centre Aéré de ma ville (article Nouvelle République). On a passé un mois dans le village de vacances pour pionniers de Navodari, au nord de Constanta, avec des centaines d’enfants de tous les pays communistes de la planète (le groupe français partageait sa chambre avec les russes… pas triste !) dans le cadre d’un « Festival international des enfants du monde pour la paix » (Festivalul international copii lumii doresc pacea).

Continuer la lecture de « România forever… »

K-5

Le K-5 n’est pas le nom d’un haut sommet himalayen. Juste celui d’un boitier reflex de marque Pentax. Qui, comme tout reflex, est noir, massif, lourd et couvert de boutons et autres molettes. C’est justement ce qui est intéressant.

Du temps de la photographie argentique, j’avais un reflex Pentax, un modèle de grande diffusion, extrêmement robuste. Il fonctionne toujours, dix ans après que je sois passé au numérique, un appui sur le bouton marche et les diodes s’allument dans le viseur… Il m’en est resté un excellent objectif 50mm très lumineux.

Avec le numérique vint le temps des compacts. D’abord basique, puis plus évolués et enfin d’un bridge Lumix parfait avec son zoom équivalent 28-500mm. Presque parfait et tout tient dans le presque, celui-là même qui fait s’alimenter la frustration, la démangeaison du mieux, de l’impossible image où le matériel trace la frontière. Bref, il me fallait retourner au reflex avec tous ces inconvénients et son potentiel quasi inépuisable : changer d’optiques, capter la lumière au-delà de la vue humaine, modeler la profondeur de champ, distordre la perception, retoucher à l’infini sur l’ordinateur labo actuel.

Pentax est un nain à côté des Nikon et Canon. Mais la marque poursuit son activité grâce au soutien sans faille de générations de passionnés qui apprécient son originalité et sa moindre soumission aux dictats du marketing. Pour moi, revenir au reflex c’était retrouver Pentax et pouvoir réutiliser mon vieil objectif de 20 ans d’âge. Il n’y avait pas d’alternative envisageable.

C’est alors que le K-5 est apparu. Le grand retour de la marque dans le très haut du panier. Un boitier semi-professionnel à un tarif encore accessible. La réflexion fut assez courte…

Avec le (gros) chèque, je signais mon retour dans la photographie. Loin du presse-bouton. Quand il faut penser son image avant tout, faire les bons choix d’exposition, de focus… Composer son cadre, imaginer son sens, saisir le fugace, capter le presque rien, le presque tout. Retravailler sur l’écran, inventer de nouveaux sens.

Pour l’instant je fais mes gammes…

Images test Pentax K-5

Naturellement un livre en fichier

Dimanche dernier, je tombe sur un tweet de Bibliosurf :

Un nouveau Daeninckx dans la collection Mauvais genres : Le crime de Sainte-Adresse http://t.co/ipDBz2j

Mon regard ne fait qu’un tour (en tant qu’ancien Havrais) : Saint-Adresse = Le Havre, donc Daeninckx au Havre… et on ne m’avait rien dit ! :(

Un clic plus loin je fais ma commande sur Publie.net et je télécharge en epub dans la foulée. (Notez que j’aurais pu commander chez Bibliosurf mais c’était l’occasion de me créer un compte chez Publie.net).

Comme j’ai toujours en test chez moi la liseuse Orizon de chez Bookeen du travail : branchement USB, copie du fichier epub sur la racine de la liseuse, je démonte et voilà le Crime de Saint-Adresse bien installé dans la bibliothèque.

Lu dans la journée sur l’herbe de la baignade naturelle de Mont-près-Chambord pendant que la famille était dans l’eau purifiée par les roseaux. Je remarque que justement les personnes alentour ne remarquent pas vraiment la tablette (ou sont discrètes). Très agréable de tenir l’objet d’une main, finalement plus simplement qu’un livre imprimé. La lisibilité est excellente aussi à l’ombre qu’à la pleine lumière.

Très bon moment dans les dédales des docks havrais.

Electrelane

Ce n’est pas tous les jours que l’on tombe sous le charme total d’un nouvel artiste. De quatre en fait. Quatre filles du groupe anglais Electrelane qui viennent de refaire quelques concerts, et particulièrement un à Saint-Malo pour la Route du Rock.

Si le groupe est souvent défini comme un croisement entre Stereolab et Mogwai ou entre Stereolab et Sonic Youth… comment j’ai pu passer à côté jusqu’il y a quelques jours !

Pour en savoir plus.

Et surtout pour écouter.

Et pour voir. (durant 81 jours à la date d’aujourd’hui)

 

 

Pour me répondre à moi-même

Pour me répondre à moi-même sur la note en bas de page concernant la (non) question de l’écriture (de la mienne, du moins…).

Un mois et demi s’est écoulé et curieusement je n’ai pas cessé de penser à une réponse honnête et entendable. Pour être limpide, le souci est que la tentation n’est pas à la hauteur de l’effort, que l’effort à se distendre force à la distance et qu’au bout de ma lunette il ne me semble plus distinguer que la caricature d’un vieux style. Sans doute, peut-être, je saurai refaire ce qu’il y a dix ou treize ans j’ai écrit et rencontra la sensibilité de Jean-Louis Massot. Mais évidemment je ne pourrais plus. Comme tout le monde je ne suis plus ce que je fus. Et l’énergie de cette écriture passait par sa parfaite sincérité dans l’invention. Ou son invention dans la sincérité.

Saurais-je faire autrement aujourd’hui

Maintenant que la technique s’est évanouie. Ou grâce à la perte de la technique. Mais il ne reste plus que l’oreille du texte pour avancer en aveugle à déjouer les mauvais trous du trop mauvais goût. Peut-être dans cet équilibre à trouver, perdre, retrouver. Comme le début d’une anti-réponse. Car c’est un trou qu’il me faudra recreuser, la réponse et le plat chemin je les pratique chaque jour.

A la mine

Pourquoi pas

 

 

Remerciements à François Bon pour m’avoir envoyé l’excellent Cambouis d’Antoine Emaz, une aide précieuse à la réflexion.

Nouvel atelier d’écriture avec François Bon (jour 1)

Deux jours de plus avec François Bon ! C’est presque un abonnement mais c’est bon ( trop tentant).

Organisé par Livre au Centre (merci à l’équipe !)

Les travaux des stagiaires :

http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2610

 

Au 108 rue de Bourgogne à Orléans :

 

Edit (22:30) : chacun de ces ateliers d’écriture me ramène inévitablement vers la question de mon écriture. Mille et une raisons pour ne plus écrire… en soit un sujet d’écriture. Mais au fond il y a une vraie ironie : d’avoir tellement simplifié, taillé, supprimé, élagué… toujours plus près de l’essentiel et de l’impossible à décrire. Que plus rien à dire. Tout faisait trop. Ce sentiment que chaque mot était trop et pas assez. Chaque idée comme une pesanteur.

Maintenant, aujourd’hui, qu’en reste-t-il ? Juste un chatouillement de regrets et une étendue d’à quoi bon. Il n’aurait même pas fallu écrire ceci. Manque de cohérence et goût du jeu. Peu sérieux c’est la faille. Pas de foi, trop de loi. Arrêter avant l’insincérité.

Versailles a-t-il (encore) une âme ?

La saison des ponts et des week-ends à rallonge peut être l’occasion de sorties familiales aussi culturelles que dépaysantes. Lorsqu’on habite en province, cette vaste zone indifférenciée qui n’a pas les Tours Eiffel et Montparnasse émergeant de l’horizon (brouillé), ces sorties peuvent avoir pour destination l’Ile de France et comble de l’originalité, le château de Versailles. Les enfants servent habituellement de prétexte (éducatif) mais c’est un peu moins hypocrite que pour Disneyland.

Cela faisait environ huit ans je ne n’y étais pas allé et je me faisais un plaisir de retrouver l’atmosphère baroque et rêveuse des parcs et jardins. Ces promenades sans fin, de bosquets en fontaines, de parterres fleuris en bois secrets. Ces perspectives étonnantes sur le grand canal, ces ruptures de style depuis le bassin d’Apollon jusqu’au domaine de la reine.

Las. C’était sans compter qu’un jour férié le parc du château est cadenassé pour cause de grandes eaux (j’avais projeté en cette première journée, une traversée jusqu’à Trianon) et, quelques kilomètres de marche sous le soleil plus tard, que le domaine de Trianon est devenu intégralement payant. Ce qui signifie que toutes les grilles sont closes hors guichets. Autant payer pour visiter les châteaux semblait sinon normal, pour un domaine national, du moins compréhensible (usure, dégradations, personnel), mais payer pour se promener dans des jardins me semble plus discutable, même si le prix est raisonnable et qu’il regroupe jardins + châteaux, décourageant de fait la simple promenade. Le mesure semblait dater de 3 ans environ (information rabâchée par les gardiens fréquemment interpellés : le peuple n’a pas oublié que Versailles lui appartient).

La dîme ayant été prélevée (10€ par adulte, gratuité pour les enfants) on accède enfin aux jardins de Trianon et c’est là que la monétarisation du site prend toute son absence de sens… passer du grand au petit Trianon s’apparente à un vrai jeu de piste : grilles fermées, cul de sacs en tout genre, signalisation quasi-inexistante. Le visiteur doit être dans une excellente forme physique car il ne lui sera épargné aucun détour, revirement, repassage sur ses traces. Du moins s’il persévère jusqu’à trouver le fameux petit pont qui rattache les deux domaines.

N’espérez pas, depuis le grand Trianon, lorsque vous débouchez sur cette perspective majestueuse vers le grand Canal, descendre le magnifique double escalier et poursuivre votre promenade le long des eaux calmes. Cadenassé.

Alors, lorsqu’on a connu avant… La fluidité des espaces, la liberté de déambuler sans but et sans contrainte, les surprises des points de vue inespérés, des passages mystérieux, la sensation de cheminer hors du temps… On se sent aussi un peu cadenassé. Et on apprécie la beauté des lieux, mais on ne goûte pas. Comme si l’essentiel n’y était plus.

Vacances et ponts

Le printemps est une belle saison à plus d’un titre. Et le mois de mai son apothéose. Vacances scolaires, ponts, week-ends prolongés… tout concours à ce que le travailleur blême à sa sortie des mois de faible ensoleillement, retrouve une énergie nouvelle dans la « pose » de ses jours de congés.

L’activité blogesque (bloguesque ?) souffre également en cette période, si j’en crois la faible activité d’actualisation de mon Google Reader. Et cela ne touche pas que la biblioblogosphère, s’il n’y avait l’actualité Adopi-enne, même le macrocosme technophile se laisserait volontiers aller à une pause champêtre loin de tout accès ADSL.

Moi même, en vacances une semaine dans ma Normandie natale, parti avec fille, sœur, neveu et nièce dans la chaumière parentale (au joli village de Saint-Georges-du-Vièvre)…


Agrandir le plan

… je ne dus ma survie sur la toile qu’à l’accès wifi de l’Office du Tourisme du village (et je remercie ici même le personnel pour son accueil sympathique, souriant et pour le petit café le dernier jour !).

Allez, un coup de pub : http://www.saintgeorgesduvievre.org/

Une question de rythme

Plus de deux semaines sans poster le moindre article…

En lançant ce blog, j’avais eu l’irréaliste présomption de penser à faire un article quotidien. Ce qui ne s’est réalisé… qu’une fois. Daniel Bourrion pouvait bien m’en dissuader gentiment (et je l’en remercie !) mais je dois avouer n’y avoir jamais cru moi-même.

Se pose donc la question du rythme idéal. Car je me connais, à courir trop de lièvres je me retrouverais sans mal à errer derrière des fantasmes de velléités. Mon éditeur en sait quelque chose qui attends, depuis combien d’années ?, l’arrivée d’un manuscrit enfin achevé. Il faut se discipliner ! Mais aussi se couler dans l’énergie du projet. Avec ses hauts et ses bas. Courant alternatif par nécessité.

Trouver son souffle, son pas, sa mesure. A vue de nez, et parce que je me connais depuis le temps que je jachère et désherbe mes plantations, je dirais qu’une fréquence de deux articles par semaine est tenable. Un seul pour les moments d’overbooking mal gérés (les vies associative, familiale, professionnelle…) ou de ceux de grande misère intellectuelle. Trois pour les pics euphoristiques.

Et ce genre d’article sans intérêt, compte-t-il ? Bien sûr.