Ecrire, mais sur quoi ?

Je ne parlerai pas ici du sujet (écrire quoi ?) mais du support (SUR quoi ?).

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Les auteurs ont toujours choisi les supports d’écriture de leur époque, c’est une évidence. Sans remonter aux tablettes d’argile, de la machine à écrire au traitement de texte sur ordinateur la transition a été assez douce. L’outil était moins contraignant : pas de feuilles carbones, correction immédiate, frappe sans fatigue, multiplicité des versions possibles,…

Mais la logique, le workflow pourrait-on dire, était le même : l’auteur planifie son texte, rédige, assemble, corrige et finalement établi une version finale. Qu’il imprime ou transmet par email à ses amis, son éditeur, son imprimeur… Le livre ne se conçoit que sous la forme du volume.

Un autre choix sera la diffusion directe sur Internet. Du producteur au consommateur. Ou en se professionnalisant : du producteur à l’éditeur en ligne.

Nous restons dans l’idée d’une œuvre finie, achevée.

Ou alors, on pense qu’une œuvre par nature n’est jamais achevée. Qu’elle se construit, se déconstruit, s’enrichit, se dépouille, comme une nature vivante. Que le sens du texte peut résider aussi dans ces mouvements. Strate narrative supplémentaire qui se dégage de l’archéologie de ses versions. Écritures plurielles à plusieurs auteurs. Invitation de collaborations. Beaucoup de possibilités à imaginer puisque les outils sont maintenant disponibles pour tous en ligne. Un simple blog peut faire l’affaire.

Pour l’auteur, le changement d’outil est plus conséquent. En renvoyant dans l’antiquité informatique le bon vieux traitement de texte, simple descendant de la Remington, il peut intègrer dans sa pratique le flux de données. Se brancher sur le contemporain. Avec les interrogations afférentes : comment monnayer la pénurie lorsque l’abondance est la norme ?

 

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