Le livrel a des boutons

À nouveau travail, nouveaux outils. Et je ne parle pas du poste de travail, quitter un Linux dernière génération pour cohabiter avec un XP même SP2 s’apparente à un violent retour vers le passé, mais qu’importe, ce n’est qu’un outil et l’on sait que le bon ouvrier, etc.

Dans mes nouvelles fonctions, j’ai la tâche de réfléchir à l’usage possible des ebooks (livrel) dans un réseau départemental de lecture publique. Comme tout le monde je m’interroge, nous nous interrogeons, bref on se demande quoi en faire.

Mais après avoir rédigé une série d’articles sur l’état de l’art en matière d’ebooks, j’ai enfin la possibilité d’en manipuler un, de l’allumer (rapide), de l’éteindre (idem), de télécharger des livres. Et de lire ?

J’éluderai la question pour le moment car je n’ai pas pris encore le temps de jouer le jeu. C’est à dire l’utiliser comme un vrai livre. Je sens bien là un léger point de blocage, comme une butée inconsciente. J’y reviendrai.

Comme objet à manier des livres (j’ai failli écrire manipuler mais c’est excessif), l’ebook et notamment celui-ci, le PRS-505 de Sony, est un peu contradictoire. C’est un bel objet d’aluminium, très chic mais couvert de boutons disgracieux. L’écran n’est pas tactile, et il paraît que c’est tant mieux, mais ça a entrainé une poussée d’urticaire sur l’interface.  Boutons, au demeurant, assez raides et un peu fatigants à l’usage (les changements de pages).

C’est en fait le principal défaut. L’ergonomie est médiocre, finalement pas si intuitive et plutôt lente. Deuxième défaut. L’ebook de Sony est moins véloce que mon netbook qui vaut (valait) pas plus cher, même pour lire des livres électroniques. Et on peut s’interroger : est-ce le prix du fabuleux écran e-ink ? est-ce la marge du fabricant ?

On est sur une toute petite niche commerciale, la guerre des prix n’a pas commencé. Mais si personne ne prend de risques, la niche a peu de chance de devenir un salon, de lecture bien sûr.

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