Mauvais français (et satisfait de l’être)

Aujourd’hui je suis devenu un mauvais français. Pire, un profiteur de l’ultralibéralisme, un soutien de l’exploitation des masses ouvrières. Asiatique de surcroit. (Non, je n’ai pas acheté le nouvel iPhone). J’ai volé le travail des français. Je suis un monstre.

C’est Arnaud Montebourg qui l’a dit : « Je dis aux Français qui achètent des Hyundai et des Kia qu’ils participent quand même d’une certaine manière à une forme de dureté sociale (…). La responsabilité du consommateur est de pousser, quand il va à la porte de son concessionnaire, et de regarder ce qu’il y a derrière les vitres de la voiture ».

Oui, je l’avoue, j’ai acheté une Kia. C’est moche, lorsque l’on vote socialiste depuis sa majorité (la mienne), d’être mis au pilori par l’un d’eux, presque l’un des siens si l’on y pense (proximité médiatique).

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Le fouillis

Au débouché de la rue des Écoles, une ruelle. Pente brusque en descente. Perspective lointaine et brouillée. Feuillures, poteaux, fils électriques, fils téléphoniques. Étagement anarchique. Plus loin, presque indistincts, autres fils. Autres mâts. Caténaires. Lampes, toits de tôles, industrie, antennes, paraboles. Et plus loin. Au fond du lointain, au pied du cèdre géant. Des tombes. Blanches, grises. Petites choses ténues éclairées d’un faible soleil d’hiver, abritées sous les ramures du persistantes. Vraiment loin des hommes, des fils et des liens. Fixées dans le froid mordant de ce matin.