VOD : le moins est le plus ?

Une discussion très intéressante avec Franck Gabriel, de CVS, sur l’offre de VOD (vidéos à la demande) en bibliothèques, m’a amené à quelques réflexions sur le sujet…

On constate généralement que les bibliothèques qui ont proposé des services de consultation de vidéos à la demande n’en sont pas satisfaites. Non pas que le service soit mauvais ou sans intérêt mais il ne trouve pas son public une fois passée la curiosité qui suit le lancement.

Franck Gabriel notait qu’une récente expérimentation de programmation de films, autour du festival du court métrage de Clermont-Ferrand, depuis les portails CVS de leurs clients (exemple : http://stream.cvs-mediatheques.com ) avait obtenu un vrai succès. Qui dit programmation, dit choix restreint et durée limitée.

Il me semble que la légitimité de la VOD en bibliothèque est précisément dans cette double limitation. Peu de films visibles au même moment et une durée prédéfinie pour les voir. Mais une valorisation par le choix, la pertinence, ou l’impertinence, par le travail de médiation de la bibliothèque. Et la possibilité de créer une attente avec son public, de le surprendre, d’introduire du dialogue autour de la programmation, de le stimuler.

Le vrai « plus » d’avoir pourtant un gros catalogue en arrière plan serait de permettre au public de rebondir, par l’entremise des mots clés par exemple, sur d’autres films, d’autres découvertes. Mais à quoi bon proposer tout de suite l’accès à l’ensemble du catalogue ? Plus il est caché, plus il est désirable.