Pour me répondre à moi-même

Pour me répondre à moi-même sur la note en bas de page concernant la (non) question de l’écriture (de la mienne, du moins…).

Un mois et demi s’est écoulé et curieusement je n’ai pas cessé de penser à une réponse honnête et entendable. Pour être limpide, le souci est que la tentation n’est pas à la hauteur de l’effort, que l’effort à se distendre force à la distance et qu’au bout de ma lunette il ne me semble plus distinguer que la caricature d’un vieux style. Sans doute, peut-être, je saurai refaire ce qu’il y a dix ou treize ans j’ai écrit et rencontra la sensibilité de Jean-Louis Massot. Mais évidemment je ne pourrais plus. Comme tout le monde je ne suis plus ce que je fus. Et l’énergie de cette écriture passait par sa parfaite sincérité dans l’invention. Ou son invention dans la sincérité.

Saurais-je faire autrement aujourd’hui

Maintenant que la technique s’est évanouie. Ou grâce à la perte de la technique. Mais il ne reste plus que l’oreille du texte pour avancer en aveugle à déjouer les mauvais trous du trop mauvais goût. Peut-être dans cet équilibre à trouver, perdre, retrouver. Comme le début d’une anti-réponse. Car c’est un trou qu’il me faudra recreuser, la réponse et le plat chemin je les pratique chaque jour.

A la mine

Pourquoi pas

 

 

Remerciements à François Bon pour m’avoir envoyé l’excellent Cambouis d’Antoine Emaz, une aide précieuse à la réflexion.

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